NOS MARTYRS

Fidèle à l’héritage des premiers missionnaires martyrisés dans la révolte des Boxers en Chine, beaucoup sont morts au service de leurs missions; Depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui, CICM compte 40 martyrs.

LES MARTYRS CICM EN CHINE

L’Église en Chine a subi des persécutions violentes au cours du XXe siècle. Plusieurs confrères sont morts martyrs. D’autres ont été tués par des voleurs ou sont morts enprison pendant les révolutions politiques. Voici leurs noms et leurs photos.

  • Neuf confrères CICM furent tués lors de la rébellion des Boxers (1900)

Ce sont les CICM qui ont été massacrés lors de la révolte des Boxer au début du 20ème siècle:

  1. Neuf confrères CICM furent tués lors de la rébellion des Boxers (1900)

Ce sont les CICM qui ont été massacrés lors de la révolte des Boxer au début du 20ème siècle:

                                      2017-08-28_1836                                          Monseigneur Ferdinand Hamer (Nijmegen) fut brulé  vivant le 24 juillet                                         1900 après trois jours d’horribles tortures.                                         

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                             Père Jozef Segers (Sint-Niklaas) fut enterré vivant le 24 juillet 1900

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Père Amand Heirman (Berlare) et Père Jan Mallet (Helchtel) furent torturés à mort le 13 août 1900.

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Père Désiré Abbeloos (Opwijk), Père Jozef Dobbe (’s Hertogenbosch) et Père André Zijlmans (Waalwijk) furent brulés vivants dans leur église le 22 août 1900, ensemble avec de nombreux chrétiens.

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Père Remi Van Merhaeghe (Waregem) a été assassiné le 13 Decembre 1901. Père Henri Bongaerts (Tongerlo-Bree) a été attaqué en même temps que le P. Van Merhaeghe, et décéda de ses blessures le 23 Décembre 1901.

  • Quatre confrères CICM furent assassinés par les bandits

Dans les années 1920, des gangs de voleurs s’en prirent souvent à nos confrères. Plusieurs parmi eux furent pris en otages, et certains furent tués.

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Père Achiel Soenen (Poelkapelle) le 26 Décembre 1923. Père Kamiel Ruyffelaert (Eine) le 12 Août 1926.

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Père Frans Lauwers (Antwerp) le 20 Août 1926. Père Leo Van den Bossche (Opbrakel) le 10 Septembre 1927.

  • Un confrère CICM a été tué par l’armée japonaise 

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Père J. Dangreau (Ostend) a été tué par des soldats japonais le 15 Janvier 1939, pendant la guerre Sino-Japonaise parce qu’il s’était présenté comme médiateur pour sauver des chrétiens.

  • Neuf confrères ont été tués par le régime communiste2017-08-28_1856

Père Jozef Feeraert (Anderlecht) a été abattu par les gardes rouges et mort en prison le 25 juin 1947. Père Constant Dom (Broechem) est mort en prison le 16 septembre 1947. Père Oscar Conard (Marchienne – au-Pont) qui avait déjà souffert sous les Boxers (1900) est mort prisonnier sous les communistes le 31 décembre 1947.

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Père PetrusTchang, un confrère chinois, a été torturé et est mort en captivité le 8 janvier 1948. Père Piet van Esser (Hunsel) est mort le 14 février 1948 après avoir enduré d’énormes souffrances. Père Kamiel Vandekerckhove (Ingelmunster) mort dans une assignation à domicile à Chengde le 7 juin 1949.

2017-08-28_1906.pngPère Jozef Verhaert (Vorselaar) est mort le 31 juillet 1949 après deux ans de captivité. Père Jozef Vos (Herk-de-Stad) est mort en détention préventive le 15 octobre 1951. Monseigneur L. De Smedt (Sint-Niklaas) est mort en prison le 24 novembre 1951

LES MARTYRS CICM DU GUATEMALA          

PÈRE CONRADO DE LA CRUZ  

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 Le Père Conrado est né à Baguio aux Philippines le 27 juin 1946 et est entré dans la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM) en 1965. Il fit ses premiers vœux en 1966 et a été ordonné prêtre en 1971 et envoyé au Guatemala en 1972.

Dès son arrivée dans la paroisse San Cristobal (Diocèse des Verapaces) et ensuite dans celle de Puerto San José (Prélature d’Escuintla), il s’était engagé pour partager le sort, les souffrances et les espoirs d’une population trop souvent opprimée.

Nommé curé de Tiquisate en 1979, il se met tout particulièrement au service des petites gens vivant dans les villages des environs ou qui travaillaient dans les grandes entreprises agricoles.

C’est pour avoir pris courageusement la défense de la vérité et de la justice qu’il futkidnappé le 1° mai 1982 en pleine ville à Guatemala city à quelques pas du Palais National et des bureaux de l’Archevêché. Des témoins ont vu six hommes habillés en civil et armés qui l’enlevaient ainsi qu’un de ses collaborateurs, Herlindo Cifuentes, et ils les amenèrent dans une Jeep Toyota. Depuis cette date, personne n’a eu de nouvelle ni de lui, ni de son collaborateur.

PÈRE WALTER VOORDECKERS

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Le Père Walter est né à Turnhout en Belgique le 2 septembre 1939. Entré dans la congrégation CICM, il y fit ses premiers vœux en 1960, et ordonné prêtre en 1965, il partit au Guatemala l’année suivante.

Dès son arrivée il se mit au service des plus pauvres d’abord à Nueva Santa Rosa, puis à Escuintla, et enfin à Santa Lucia Cotzumalguapa où il fut assassiné en 1980.

La veille, le Père Walter avait déclaré : j’ai peur parce que j’ai reçu plusieurs menaces de mort. Je sais qu’on finira par me tuer. Mais si on tente de m’enlever, je résisterai et essayerai de m’enfuir. Je préfère être abattu sur place plutôt que d’être kidnappé.

Le 12 mai 1980, dès sept heures du matin, quatre individus armés surveillaient le presbytère, Walter faisait son courrier et sortit à 9h30 pour le déposer à la poste. Les quatre individus essayèrent de l’enlever, mais comme il se défendait, ils l’ont abattu sur place avant de disparaître en Jeep Toyota de couleur beige et dont les plaques avaient été camouflées.

Mortellement blessé, Walter fut amené en ambulance après quelques minutes, mais c’était trop tard, il avait été atteint par 7 balles de gros calibre.

 FRÈRE SERGIO BERTENS

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Le frère Serge Bertem est né à Menin en Belgique le 13 juillet 1952. Entré dans la congrégation CICM, il fit ses premiers vœux en 1971. Il fit les études de sciences sociales à l’université de Courtrai avant de partir pour le Guatemala en 1975.

Il fut alors chargé de promouvoir le développement socio-économique dans la région située le long de la côte sud du Guatemala. Il devait créer des communautés ecclésiales de base, former des leaders et coordonner leur action. Avec des collaborateurs, il publia une espèce de catéchisme intitulé « Faire Route Ensemble ». La Bible y était relue en fonction des conditions sociales de la population locale de Puerto San José, Santa Lucia Cotzumalguapa et Nueva Concepción.

En 1981, le Guérilla « Ejército Guerrillero de los Pobres » s’infiltra dans la région, et Sergio décida de le soutenir. Depuis un certain temps, ses supérieurs à Rome insistaient pour qu’il aille terminer ses études au Mexique. Mais Sergio ne voyait aucune utilité à étudier la théologie dans la situation actuelle du pays.

Mais apprenant que Sergio avait rejoint la guérilla, ils voulurent l’éloigner temporairement du pays. Mais Sergio était persuadé que le mouvement révolutionnaire obtiendrait la victoire avant la fin de l’année, c’est pourquoi, il tergiversa car selon lui, quitter le pays en ce moment était trahir la population.

Le 19 janvier à 10h, il fut enlevé dans dans une rue perpendiculaire à l’avenue San Juan à Guatemala City en même temps qu’Oscar Garcia, père de 3 enfants, ainsi que de Salvador, pseudonyme d’un syndicaliste d’Escuintla. Les ravisseurs étaient armés et circulaient lentement dans deux voitures aux vitres polarisées. Ils s’arrêtèrent brusquement peu après avoir dépassé Sergio et se ruèrent sur les trois hommes pour les embarquer brutalement et disparaître. Depuis on n’a plus aucune nouvelle d’eux.

                                                      PÈRE ALFONS STESSEL

2017-08-28_1917.pngLe père Stessel est né à Wilsele, en Belgique le 13 janvier 1929 et a fait ses premiers vœux à Scheut le 8 septembre 1949. Ordonné prêtre le 12 septembre 1954, il est parti en Mission au Zaïre (aujourd’hui la République Démocratique du Congo) le 16 novembre 1955.

Les premières années il a travaillé à Luambo (diocèse de Kananga) en tant que missionnaire itinérant et aumônier du JAC (jeunesse agricole catholique).

En 1960, il était à Kananga comme aumônier du JOC (Jeuneuse ouvrière Catholique).

En 1971, il est nommé curé à Bilomba (diocèse de Luebo) et a initié les CEBs (Communautés de base).

En 1973, il revient en Europe pour étudier le développement communautaire à l’IRFED Paris et le développement social à l’Institut Lumen Vitae de Bruxelles.

À son retour au Congo en 1974, il est nommé à Tshikapa (diocèse de Luebo), en tant curé de Saint Laurent, poste qu’il a occupé jusqu’à son départ du pays en 1985.

À sa demande, il est nommé pour le Guatemala et y arrive le 1er mai 1986. Il est alors nommé membre de l’équipe de la paroisse d’El Calvario, Cobán (diocèse de las Verapaces), et en 1989, il est nommé curé de Tierra Nueva (archidiocèse du Guatemala).

Vu son âge, le gouvernement provincial avait accepté qu’à partir du 1er janvier 1995, le père Alfonso se retire et vive sur les rives du lac Amatitlan, où il louerait une maison pour se consacrer à la contemplation et à la recherche concernant la culture Maya.

Mais le 19 décembre 1994 vers 21h15 à moins de 100 mètres de la maison paroissiale, alors qu’il rentrait d’une auberge, il a été assassiné par un inconnu tout près de l’école mixte située dans les blocs 13 et 17 de la Colonie Tierra Nueva, et connue sous le nom de « L’Escuelona ».

Les témoins ont pu identifier trois hommes et une femme qui marchaient derrière lui et qui l’assaillirent. On a entendu un coup de feu. Ces assaillants étaient membres de la bande, dirigée par « Le Commandant Ivan » qui collaborait avec la bande Cobra.

Le 13 mai 1995, Adam Ávila et Byron Arturo Sologaistoa Palacios, âgés de 20 ans (appartenant à la bande du commandant Ivan) et Ingrid Jeannette Castillo Vega, 19 ans, cohabitant de Raul de Jésus Ramirez Menjivar, principal suspect de l’affaire et Adam Ávila Palma, (commandant Ivan) un Hondurien, âgé de 24 ans ont été arrêtés

Raul de Jésus Ramirez Menjivar a été reconnu suspect principal, parce que l’enquête a réussi à déterminer qu’il avait vendu le magnétophone que tenait le père Stessel lors de son meurtre.

Le 13 novembre 1996, l’ancien guérilléro salvadorien Raul de Jésus Ramirez Menjivar, pseudonyme « El Guanaco » a été capturé. Il a avoué le crime commis au nom d’une dame appelée Dora sous prétexte que le Père Stessel devait 3.000 Quetzals pour la construction de plusieurs puits dans des maisons de la paroisse.

Le 20 mars 1997, tous les détenus ont été libérés par manque de preuves, à l’exception de Raul de Jésus Ramirez Menjivar et Ingrid Jeannette Castillo Vega.

Le 5 octobre 1998, Raul de Jésus Ramirez Menjivar a été déclaré coupable du crime d’homicide et non d’un meurtre, et a été condamné à 20 ans, alors que le réquisitoire demandait 30 ans de prison. Ingrid Jeannette Castillo Vega a plaidé coupable pour le crime et a été condamnée à 3 ans, mais elle a retrouvé sa liberté immédiatement après avoir payé une caution.

Adam Ávila Palma surnommé « Le commandant Ivan », qui avait été laissé en liberté, a été arrêté plus tard en tant que suspect du meurtre de monseigneur Gerardi.